dimanche 20 février 2011

Le désenchantement du monde (M. Gauchet)

Notes sur oeuvres - Histoire
Gauchet

Gauchet reprend l’expression de « désenchantement du monde », utilisée par Max Weber pour décrire l’élimination du magique dans la construction du Salut, mais ce qu’il désigne par là va au-delà de l’objet désigné par Weber. Pour Marcel Gauchet, le religieux en tant que principe extérieur au social, et qui modèle le social depuis l’extérieur, c’est fini. Et l’originalité de l’Occident aura consisté, précisément, à opérer cette incorporation totale, dans le social, des fonctions traditionnellement allouées au religieux.

Le « désenchantement du monde », version Gauchet, ce n’est donc pas seulement l’élimination du magique dans le religieux, c’est bien encore la disparition du religieux en tant qu’espace collectif structurant et autonome.

Il s’agit donc ici de comprendre pourquoi le christianisme aura été, historiquement, la religion de la sortie de la religion. L’enjeu de cette histoire politique de la religion : comprendre, au-delà des naïvetés laïcardes, quelles fonctions la religion tenait dans les sociétés traditionnelles, et donc si d’autres moyens permettront de les maintenir.

 

*

Commençons par résumer « l’histoire politique de la religion », vue par Marcel Gauchet. C’est, après tout, pratiquement devenu un classique – un des très rares grands textes produits par la pensée française de la fin du XX° siècle.

Le fait est que jusqu’ici, le religieux a existé dans toutes les sociétés, à toutes les époques connues. Qu’il ait tenu une fonction dans chaque société, à chaque époque, n’est guère douteux. Une première question est de savoir si cette fonction fut constamment la même, et, dans le cas contraire, comment elle a évolué.

Pour Gauchet, il faut mettre à jour une structure anthropologique sous-jacente dont le religieux fut l’armature visible à un certain stade du développement historique. Cette structure fondamentale, c’est ce qu’il appelle : « L’homme contre lui-même ». Il entend par là la codification par l’homme d’un espace mental organisé autour du refus de la nature (celle du sujet, celle des autres hommes, celle de l’univers), afin de rendre possible un contrepoids salvateur, le « refus du refus » (qui permet d’accepter les autres hommes au nom du refus du sujet auto référant, d’accepter le sujet au nom de son refus, et finalement d’accepter la nature de l’univers au nom du refus général appliqué à la possibilité de la refuser). Le religieux a été, pour Marcel Gauchet, la forme prise, à un certain moment de l’histoire de l’humanité, par une nécessité incontournable induite par la capacité de refus propre à l’esprit humain : l’organisation du refus du refus, de la négation de la négation – bref, du ressort de la pensée même.

Gauchet renverse ici la conception classique, qui voit dans la religion un obstacle à la perspective historique. Faux, dit-il : la religion a eu pour mission de rendre possible l’entrée de l’humanité dans l’histoire, précisément en organisant une entrée « à reculons ». L’humanité ne voulait pas, n’a jamais voulu être historique. L’historicité lui enseigne une mortalité qu’elle redoute, qu’elle abhorre. La religion, en organisant le refus dans l’ordre symbolique, a été la ruse par laquelle l’humanité, tournant le dos à son avenir, pouvait aller vers lui sans le voir. Une méthode de gestion psychologique collective, en somme : en refusant dans l’ordre symbolique, on rend possible l’acceptation muette du mouvement permanent qu’on opère, par ailleurs, dans l’ordre réel, à un rythme si lent qu’on peut maintenir l’illusion d’une relative stabilité.

Sous cet angle, la « progression du religieux » peut être vue comme son oblitération progressive, au fur et à mesure que l’humanité accepte de regarder en face son inscription dans l’histoire, et d’assumer, donc, son refus de la nature. Des religions primitives au christianisme, on assiste ainsi à une lente réappropriation du fondement du religieux par l’homme, jusqu’à ce que « Dieu se fasse homme ».

C’est un long trajet car, au départ, dans la religion primitive, les Dieux sont radicalement étrangers à l’homme. Leur puissance le surpasse infiniment. Les succès humains ne peuvent être dus qu’à la faveur divine, les échecs à la colère (forcément juste) des divinités offensées. Voilà toute la religion primitive. Elle est étroitement associée à un système politique de chefferie, où l’opposition pouvoir-société est neutralisée par l’insignifiance (réelle) du premier, rendue possible par l’insignifiance (volontairement exagérée) de la seconde. La création d’une instance symbolique de régulation au-delà de la compétence humaine a d’abord été, pendant des millénaires, une manière de limiter la compétence des régulateurs humains. Le holisme fondamental des sociétés religieuses, nous dit Gauchet, ne doit pas être vu comme le contraire de notre individualisme, mais comme une autre manière de penser le social : un social qui n’était pas, et n’avait pas besoin d’être, un « social-historique ». C’était un social « non historique », où la Règle était immuable, étrangère au monde humain, impossible à contester.

Cette altérité du fondement de la règle, propre aux religions des sociétés primitives, est, pour Gauchet, « le religieux à l’état pur ». En ce sens, l’émergence progressive des « grandes religions » ne doit pas être pensée comme un approfondissement, un enrichissement du religieux, mais au contraire comme sa déconstruction : plus la religion va entrer dans l’histoire, moins elle sera extérieure au social-historique, et moins, au fond, elle sera religieuse.

Cette remise en cause du religieux s’est faite par étapes.

D’abord, il y eut l’émergence de l’Etat. En créant une instance de régulation mondaine susceptible de se réformer, elle a rendu possible le questionnement de la régulation. Il a donc fallu codifier un processus de mise en mouvement de « l’avant » créateur de règles. Les dieux se sont mis à bouger ; jusque là, ils vivaient hors du temps, et soudain, ils ont été inscrits dans une succession d’évènements. L’intemporel s’est doté de sa temporalité propre. Enjeu : définir, par la mythologie, une grille de cautionnement de la domination politique, ancrée dans un récit fondateur. La hiérarchie des dieux impose la hiérarchie des hommes à travers la subordination des hommes aux dieux, subordination rendue possible par le début de l’effacement de la magie (où le magicien maîtrise les forces surnaturelles) et l’affirmation du cultuel (où le prêtre sert des forces qui le dépassent). Le processus de domination mentale (des prêtres par les dieux, des hommes par les prêtres) devient ainsi l’auxiliaire du processus d’assimilation/englobement par l’Etat, donc de la conquête. Ce processus s’est accompli progressivement, en gros entre -800 et -200, dans toute l’Eurasie.

Le contrecoup de ce mécanisme, inéluctablement, fut le tout début de l’émergence de l’individu. Le pôle étatique définit un universel ; dès lors, le particulier devient pensable non par opposition aux autres particuliers, mais par opposition à l’universel. L’individu commence alors  à être perçu comme une intériorité. Et du coup, l’Autre lui-même est perçu dans son intériorité.

D’où, encore, l’invention de  l’Outre-Monde. Pour un primitif, le surnaturel fait partie du monde. Il n’existe pas de rupture entre le naturel et le surnaturel, entre l’immanent et le transcendant. Au fond, il n’existe pas d’opposition esprit/matière : tout est esprit, ou tout est matière, ou plutôt tout est esprit-matière, « souffle ».

Et d’où, enfin, le mouvement interne du christianisme occidental.

*

Progressivement, dans le christianisme, la dynamique religieuse se déplace pour s’installer à l’intérieur de l’individu. Le temps collectif étant historique, le temps religieux devient le temps individuel. Ce déplacement de la dynamique religieuse est, pour Gauchet, le mouvement interne spécifique du christianisme occidental.

Les autres mondes sont restés longtemps bloqués au niveau de la religion-Etat, du temps historique religieux ; seul le monde chrétien, surtout occidental, a totalement abandonné le temps collectif à l’Histoire, pour offrir à la religion un terrain de compensation, le temps individuel. Gauchet écrit : « Avec le même substrat théologique qui a porté l’avènement de l’univers capitaliste-rationnel-démocratique, la civilisation chrétienne eût pu rejoindre la torpeur et les lenteurs de l’Orient. Il eût suffi centralement d’une chose pour laquelle toutes les conditions étaient réunies : la re-hiérarchisation du principe dé-hiérarchisant inscrit dans la division christique du divin et de l’humain. »

Il n’en est pas allé ainsi. L’Occident est devenu une exception, et sa dynamique religieuse est allée jusqu’à son terme.

Il en est découlé, dans notre civilisation et au départ seulement dans notre civilisation, un accroissement des ambitions et de l’Histoire, et de la religion.

Jusque là, les deux termes étaient limités l’un par l’autre. De leur séparation découle la disparition de leurs limitations. L’Histoire peut théoriquement se prolonger jusqu’à sa fin. Elle a cessé d’être cyclique. La religion, de son côté, peut poursuivre la réunification de l’Etre à l’intérieur de la conscience humaine.

L’adossement de ces deux termes ouvre la porte à une conception du monde nouvelle, dans laquelle l’homme est son co-rédempteur, à travers la Foi (qui élève son esprit jusqu’à l’intelligence divine) et les œuvres (qui le font participer d’une révélation, à travers l’Histoire). Seul le christianisme, explique Gauchet, a défini cette architecture spécifique – et plus particulièrement le christianisme occidental.

Progressivement, à travers le premier millénaire, d’abord très lentement, le christianisme élabore cette architecture. Avec la réforme grégorienne et, ensuite, l’émergence des Etats français et anglais, l’Occident commence à en déduire des conclusions révolutionnaires mais logiques. Le pouvoir politique et le pouvoir spirituel se distinguent de plus en plus clairement.  La grandeur divine accessible par la conscience devient étrangère à la hiérarchie temporelle, elle lui échappe et fonde un ordre autonomisé à l’égard du politique. En retour, le politique se conçoit de plus en plus comme un produit de l’immanence. Le souverain, jadis pont entre le ciel et la terre, devient la personne symbolique d’une souveraineté collective, issue des réalités matérielles et consacrée avant tout à leur administration. Avec la Réforme, l’évolution est parachevée : l’Etat et l’Eglise sont non seulement distincts, mais progressivement séparés.

Les catégories de la « sortie de la religion », c'est-à-dire le social-historique dans le temps collectif, le libre examen dans le temps individuel, sont issues directement de cette évolution. Ici réside sans doute un des plus importants enseignements de Gauchet, une idée qui prend à revers toute la critique classique en France : notre moderne appréhension du monde en termes de nécessité objective n’est pas antagoniste de la conception chrétienne de l’absolu-divin personnel : au contraire, elle en est un pur produit.

*

La conclusion de Gauchet est que la « sortie de la religion » ouvre la porte non à une disparition du religieux, mais à sa réduction au temps individuel (une évolution particulièrement nette aux USA, où la religion est surpuissante comme force modelant les individus, mais quasi-inexistante comme puissance sociale réelle). Et d’ajouter qu’avec l’émergence puis la dissolution des idéologies, nous avons tout simplement assisté à la fin des religions collectives, qui sont d’abord retombées dans le temps historique à travers la politique, et s’y sont abîmées définitivement.

Sous-entendu : voici venir un temps où il va falloir se débrouiller sans la moindre religion collective, et faire avec, dans un cadre en quelque sorte purement structuraliste, en nous résignant à être des sujets, sans opium sacral pour atténuer la douleur de nos désirs. Car c’est à peu près là, au fond, la seule fonction du religieux qui, aux yeux de Gauchet, ne peut pas être assurée par le social radicalement exempt de la religion.

En quoi, à notre avis, Gauchet se trompe…

L’expulsion du religieux, retiré totalement du temps collectif, implique que ce temps-là, le temps collectif, ne peut plus être pensé en fonction de la moindre ligne de fuite. S’il n’y a plus du tout de religieux dans le temps collectif, alors la mort des générations en marque les bornes. Et donc, il n’y a plus de pensée collective sur le long terme, au-delà de la génération qui programme, qui dirige, qui décide (aujourd’hui : la génération du baby-boom).

Eh bien, n’en déplaise à Marcel Gauchet et sans nier que le structuralisme soit une idée à creuser, il nous semble, quant à nous, que les ennuis de l’Occident commencent là, dans cette désorientation  du temps collectif. Tant que le religieux se retirait du temps collectif, il continuait à l’imprégner d’une représentation du très long terme, et aspirait en quelque sorte le politique vers cette représentation : ce fut la formule de pensée qui assura l’expansion de l’Occident, le retrait du religieux ouvrant un espace de développement accru au politique, à l’économique, au scientifique, tous lancés secrètement à la poursuite du religieux qui s’éloignait. MAIS à partir du moment où le religieux s’est retiré, l’espace qu’il abandonne est déstructuré, et il n’y a plus de ligne de fuite pour construire une représentation à long terme.

La dynamique spirituelle de la chrétienté occidentale a suscité des forces énormes aussi longtemps qu’elle était mouvement ; dès l’instant où elle parvient à son aboutissement, elle débouche sur une anomie complète. Oserons-nous confesser que le vague « structuralisme » de Gauchet, conclusion mollassonne d’un exposé par ailleurs remarquable, nous apparaît, à la réflexion, comme une posture de fuite, et une manière pour lui de ne pas tirer les conclusions logiques de sa propre, brillante et tout à fait involontaire enquête sur la décadence occidentale ?

Military Wants More Global Partnerships In Space

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WTOV9
February 20, 2011

WASHINGTON — The U.S. military needs to better protect its satellites and strengthen its ability to use them as weapons as the uncharted battlefield of space becomes increasingly crowded and dangerous, Pentagon leaders say.

A new military strategy for space calls for greater cooperation with other nations on space-based programs to improve America’s ability to deter enemies.

“It’s a domain, like air land and sea,” said Gen. Kevin Chilton, who headed U.S. Strategic Command until he retired recently.

The U.S., he said, needs to make sure that it protects and maintains the battlefield capabilities it gets from space-based assets, including global positioning data, missile warning system information, and communications with fighters or unmanned drones.

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As the U.S. and other countries depend more on their satellites for critical data, those assets become greater targets for enemies.

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Internet ‘kill switch’ bill gets a makeover

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CNET
February 20, 2011

A Senate proposal that has become known as the Internet “kill switch” bill was reintroduced this week, with a tweak its backers say eliminates the possibility of an Egypt-style disconnection happening in the United States.

As CNET reported last month, the 221-page bill hands Homeland Security the power to issue decrees to certain privately owned computer systems after the president declares a “national cyberemergency.” A section in the new bill notes that does not include “the authority to shut down the Internet,” and the name of the bill has been changed to include the phrase “Internet freedom.”

“The emergency measures in our bill apply in a precise and targeted way only to our most critical infrastructure,” Sen. Susan Collins (R-Maine) said yesterday about the legislation she is sponsoring with Sen. Joe Lieberman (I-Conn). “We cannot afford to wait for a cyber 9/11 before our government finally realizes the importance of protecting our digital resources.”

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But the revised wording (PDF) continues to alarm civil liberties groups and other critics of the bill, who say the language would allow the government to shut down portions of the Internet or restrict access to certain Web sites or types of content. Even former Egyptian President Hosni Mubarak didn’t actually “shut down” the Internet: at least at first, a trickle of connections continued.

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Libya defiant as hundreds of protesters feared dead

Libya defiant as hundreds of protesters feared dead
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Ian Black
Guardian
February 20, 2011

Libya is defying growing international condemnation of a bloody crackdown that saw troops and mercenaries firing at unarmed demonstrators as the death toll rose to more than 200.

The most violent scenes so far of the wave of protests sweeping the Arab world were seen in its most repressive country as Muammar Gaddafi appeared to be relying on brute force to crush what began last week as peaceful protests but may now threaten his 41-year rule.

Tensions eased in the Gulf state of Bahrain after troops withdrew from a square in central Manama occupied by Shia protesters. Thousands of security personnel were deployed in the Iranian capital, Tehran, to forestall an opposition rally. Elsewhere in the region unrest hit Yemen, Morocco, Oman, Kuwait and Algeria.

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Chemtrails + Morgellons Disease Proof - VIDEO

Zemmour Paye

Henry Kissinger: magicien de la diplomatie ou criminel de guerre ?

Patent: Nervous system manipulation from TV monitors

Patent: Nervous system manipulation from TV monitors
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US Patent 6506148 – Nervous system manipulation by electromagnetic fields from monitors

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Barbara H. Peterson
Farm Wars
February 19, 2011

The TV and your computer monitor can be used to manipulate your nervous system. Here is the proof. Read it and weep:

Nervous system manipulation by electromagnetic fields from monitors US Patent #6,506,148
“SUMMARY: Computer monitors and TV monitors can be made to emit weak low-frequency electromagnetic fields merely by pulsing the intensity of displayed images. Experiments have shown that the 1/2 Hz sensory resonance can be excited in this manner in a subject near the monitor. The 2.4 Hz sensory resonance can also be excited in this fashion. Hence, a TV monitor or computer monitor can be used to manipulate the nervous system of nearby people.”

“It is thus apparent that the human nervous system can be manipulated by screen emissions from subliminal TV image pulses.” LINK

The human nervous system controls everything from breathing and producing digestive enzymes, to memory and intelligence. (Human Nervous System)

RELATED: 10 Modern Methods of Mind Control

Mubarak and Ben Ali comas: What would Tacitus say?

Mubarak and Ben Ali comas: What would Tacitus say?
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RELATED: Tunesia’s Ben Ali reportedly in coma after stroke
FLASHBACK: Mubarak in coma

Mubarak and Ben Ali: what would Tacitus say?

Mary Beard
The Times
February 19, 2011

So the story is that Mubarak and Ben Ali are now both desperately ill — indeed, it is said, in a coma. And there have been a handful of sharp comments, wondering what the “Deposed Dictator Syndrome” (DDS) actually is — and how convenient it might be as a protective device against assassination.

I couldn’t help thinking how Roman it all looked. There is a whole series of similar scenarios, brilliantly concocted by the brilliant Tacitus (I say ‘concocted’ because he cant possibly have known what went on). They are all centred on the grimy last moments of autocrats and dictators.

The basic rule for Tacitus is that despots don’t die a natural death. In the midst of a power struggle they get smothered or poisoned, while the word is put out that they have been struck down by some nasty illness. Alternatively, they have long died (and this is more the ‘Soviet president scenario’), while the word is put out that he is still hanging on to life — until the new emperor is ready to be presented to the troops and the people. Livy even manages to retroject this scenario to the earliest kings of Rome, and has Tanaquil easing Servius Tullius onto the throne, by carefully managing the death of Tarquinius Priscus. (And it is the emperor Tiberius at the top of this post.)

It’s not hard to invent what Tacitus might have to say about the roles of Susan Mubarak, Gamal, Alaa, Suleiman — and a few strategically placed pillows and poisoned mushrooms.

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Alex Jones: The Takedown of Hosni Mubarak

Will hated dictator syndrome become contagious?

Mojtaba Sadeghian
Tehran Times
February 19, 2011

  • A d v e r t i s e m e n t

It seems that a number of dictators in North Africa and the Middle East have entered retirement in a way they never imagined.

Is it a coincidence that deposed despots Zine El Abidine Ben Ali and Hosni Mubarak each purportedly went into a coma shortly after stepping down?

Ariel Sharon also went into a coma for his retirement. However, for the Israeli dictator the sequence of events was a bit different since he became incapacitated while still in office.

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